Mandat et axes du GRIAAC
Le GRIAAC vise à renforcer, développer et diffuser les recherches autochtones à l’UQAM tout en favorisant la participation des personnes étudiantes autochtones aux projets développés et menés par des professeurs et professeures de l’UQAM et plus largement de Montréal. Les membres du groupe travaillent à la fois sur les affirmations culturelles autochtones contemporaines (musique, art, littérature, revendications politiques, savoirs,…), mais également sur les différents espaces dans lesquels se construisent, se négocient et se transmettent l’expression de ces affirmations (mondes virtuels, processus de création, musées, expositions, universités, villes, communautés).
********
Formulaire d’adhésion au GRIAAC
Axes de recherche
Les travaux du GRIAAC s’articulent autour des quatre grandes thématiques suivantes :
Axe 1 – Politique, droits, gouvernance et économie : La sédentarisation et la dépossession territoriale ont eu des conséquences importantes sur les ordres politiques et juridiques autochtones. Au Canada, la reconnaissance de droits ancestraux a modifié les relations entre l’État et les peuples autochtones en obligeant le dialogue constant entre les différentes personnes actrices et utilisatrices du territoire. Les scientifiques de cet axe offrent un regard critique sur la dépossession territoriale, documentent les formes de résistance autochtone face aux structures coloniales et analysent les transformations politiques, les enjeux de droits humains et de gouvernance. La question de l’autodétermination autochtone y joue un rôle clé, y compris dans le domaine économique où l’accès aux ressources naturelles et au développement durable permet aux communautés d’atteindre une autonomie économique.
Axe 2 – Arts, design et traditions orales : Les domaines des arts, du design et des traditions orales sont aujourd’hui au cœur des processus d’affirmations identitaires et culturelles autochtones. Ils sont également essentiels pour comprendre l’histoire, la culture et la perception du monde des peuples autochtones. Cet axe de recherche, qui inclut la recherche-création, porte aussi bien sur l’analyse des stratégies de préservation et de transmission des savoirs ancestraux, que sur l’innovation et l’intégration des pratiques les plus contemporaines (art numérique, intelligence artificielle). Tous les types de productions artistiques et culturelles y sont pris en considération (arts visuels, littérature, arts de la scène…), avec un accent particulier mis sur le design (lien entre les objets, leurs fonctions et leur rapport à l’espace et au territoire) et les traditions orales (récits, chants, contes…).
Axe 3 – Langues, éducation et santé : Les enjeux liés aux langues, à l’éducation et à la santé des peuples autochtones sont fondamentaux pour leur développement, leur affirmation et leur bien-être. En cette décennie internationale des langues autochtones (2022-2032), leur revitalisation et leur enseignement sont essentiels pour l’affirmation des cultures autochtones, la réussite scolaire et la santé des communautés. L’éducation est un secteur de recherche fondamental pour l’émancipation et l’autonomisation des peuples autochtones. La santé est également un domaine prioritaire chez les populations autochtones, marquées par des inégalités en matière d’accès aux soins, ainsi que par des déterminants sociaux, culturels et économiques. En outre, la conception holistique de la santé chez les peuples autochtones, qui prend en compte le bien-être physique, mais également émotionnel et culturel, apparait de plus en plus comme un modèle à suivre pour l’approche classique des sciences de la santé ancrée sur le seul individu.
Axe 4 – Territorialité et cosmologies : L’axe de recherche territorialité et cosmologies autochtones permet de mieux comprendre la relation intime des peuples autochtones avec leurs territoires et leurs milieux de vie. Les scientifiques et les partenaires communautaires travaillant au sein de cet axe offrent une lecture à la fois historique et contemporaine des processus de protection, de transmission et de mise en valeur des savoirs liés au territoire. Les défis auxquels sont confrontées de nombreuses sociétés, communautés, nations et territoires autochtones y sont documentés et analysés à travers divers enjeux dont la dépossession territoriale, l’extractivisme ou les changements climatiques, qui ont pour conséquence une reconfiguration et une actualisation inédites des conceptions autochtones du monde, entre ruptures et continuités.