Activités du centre

2021

2021

15 mars 2021Classe ouverte
Les conceptions du patrimoine chez les Iyiyiwch (Cris du Québec)
Conférence de Paul Wattez

Disponible sur internet

Dans le cadre d’une classe ouverte du séminaire « Autochtones et interprétations du monde » donné par la professeure Marie-Pierre Bousquet à l’Université de Montréal et des activités du CIÉRA-MTL, vous êtes cordialement invités à la conférence « Les conceptions du patrimoine chez les Iyiyiwch (Cris du Québec) » par Paul Wattez
12 mars 2021 – Les Cafés du GRIAAC
Effets juridiques et défis de la judiciarisation des droits des peuples autochtones au Québec – Du projet hydroélectrique de la Baie-James à l’entente Ussiniun signée en 2020 par les Innus et IOC


Disponible sur internet

Discussion avec James O’Reilly (Ad.E/avocat, O’Reilly et Associés) et Marie-Claude André-Grégoire (LL.L/avocate, O’Reilly et Associés)

Animation : Nicolas Houde, directeur du GRIAAC/CIÉRA-MTL et professeur au département de science politique, UQAM
23 février 2021 – Midi du CIÉRA-MTL

Savoirs des femmes Karipuna et Galibi-Marworno à propos de la gestation, de l’accouchement et de la première enfance

Conférence d’Antonella Tassinari

Disponible sur Internet

Dans cette conférence, je présenterai un ensemble de connaissances, de techniques et de soins liés à la grossesse, à l’accouchement et à la puerpéralité, utilisé par un réseau de femmes Karipuna et Galibi-Marworno de la vallée des rivières Uaçá et Oiapoque, dans l’État d’Amapa, au nord du Brésil (près de la frontière avec la Guyane française). Les femmes sont expertes dans la technique d’«haler le ventre » (Halevã) et cette activité combine les compréhensions des deux populations sur la fertilité, la santé des femmes, la grossesse, l’accouchement et l’enfance, énoncées autour du concept de «mère du corps». En mettant en évidence la période immédiatement avant et après la naissance, j’entends éclairer cette phase de l’enfance peu étudiée, en démontrant que, comme pour les enfants plus âgés, le libre arbitre des nouveau-nés et leur volonté sont également reconnus par les adultes.

Antonella Tassinari est anthropologue, PhD (1998) à l’Université de São Paulo (USP) et professeure à l’Université de Santa Catarina (UFSC), Brésil, depuis 1999, où elle coordonne une équipe de chercheurs au Centre d’étude des populations autochtones. Elle soutient les recherches de doctorat, de maîtrise et de premier cycle et coordonne actuellement le cours de premier cycle en anthropologie. Travaillant depuis 1990 avec les peuples autochtones du bassin d’Uaçá, au nord du Brésil, elle écrit sur leurs festivals, rituels, histoire, organisation sociale, éducation autochtone, scolarisation et enfance. Antonella est également auteure de plusieurs articles, quatre livres en coédition et un volume monographique publié en 2003 par EDUSP «No Bom da Festa» . Elle a également réalisé le film ethnographique «Créer le corps à Kumarumã» (2013) et elle écrit le blogue ethnographique «Memórias do Oiapoque» depuis 2014.
2020
16 décembre 2020 – Midi du CIÉRA-MTL
Aiamieu Mamuitun : désir de guérison chez les femmes innues fréquentant l’église baptiste évangélique de Uashat mak Mani-Utenam


Conférence par Lise Michel et Marilou Maisonneuve (membre du GRIAAC/CIÉRA-MTL et étudiante à la maîtrise, département de sciences des religions, UQAM)

Disponible sur Internet
23 novembre 2020 – Midi du CIÉRA-MTL
Composer avec des centaines de fragments : la collection du missionnaire Saint-Onge (1842-1901) et sa contribution à l’histoire des Autochtones en Amérique du Nord

Conférence par Marie-Charlotte Franco

Disponible sur Internet

Résumé
La Société du patrimoine religieux du diocèse de Saint-Hyacinthe (Québec) conserve actuellement 373 objets ethnologiques et archéologiques autochtones, dont la majorité est issue des territoires actuellement considérés comme étant les États-Unis et le Canada. Amassée par le missionnaire séculier Louis-Napoléon Payant dit le Père Saint-Onge (1842-1901), cette collection détient plusieurs caractéristiques originales. Cette présentation sera l’occasion de présenter la recherche postdoctorale en cours dont l’objectif principal est de mieux comprendre comment cette collection a été constituée et quels en ont été les acteurs. De prime abord, elle paraît être le résultat d’un vaste réseau de relations et d’échanges entre missionnaires, collectionneurs amateurs et Premiers Peuples. Toutefois, comme nous le verrons, la documentation très fragmentaire pose de nombreux défis quant à la recherche sur Saint-Onge, la collection et chacun des objets.

À propos de Marie-Charlotte Franco
Elle est allochtone. Elle détient un doctorat (PhD) en muséologie, médiation et patrimoine de l’Université du Québec à Montréal sous la direction de Dominic Hardy. Sa thèse porte sur la décolonisation et l’autochtonisation dans les expositions au Musée McCord (1992-2019). Elle est actuellement chercheure postdoctorale au CIÉRA et enseigne la muséologie aux 1er et 2e cycles à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et à l’Université du Québec en Outaouais (UQO). Ses réflexions ont fait l’objet d’un chapitre dans l’ouvrage Musées, Mutations… sous la direction de J. Le Marec, B. Schiele et J. Luckerhoff (2019). Plusieurs travaux et réflexions ont également été publiés dans Muséologies dont elle a co-dirigé un numéro (2018), ainsi que dans les revues Inter (2016), Histoire Québec (2019) et Vie des Arts (2019, 2020).
29 octobre 2020
Table ronde et lancement du numéro de RAQ sur le Consentement préalable, libre et éclairé.

Disponible sur internet

Table ronde autour du dernier numéro de la revue Recherches amérindiennes au Québec sur le Consentement préalable, libre et éclairé: du principe à la mise en œuvre en contexte canadien.

Participantes et participants :
DOMINIQUE LEYDET – Professeure titulaire, département de philosophie, UQAM et directrice du Centre de recherche interdisciplinaire sur la diversité et la démocratie (CRIDAQ) et membre du GRIAAC
FRANÇOISE MONTAMBEAULT – Professeure agrégée, département de science politique, UdeM, titulaire de la Chaire de recherche du Canada Participation et Citoyenneté(s) et directrice de l’Équipe de recherche interuniversitaire sur l’inclusion et la gouvernance en Amérique latine (ERIGAL).
MARTIN PAPILLON – Professeur agrégé, département de science politique, Université de Montréal
THIERRY RODON – Professeur agrégé, département de science politique, Université Laval et titulaire de la Chaire de recherche sur le développement durable du Nord

Intervenante et intervenants :
JACYNTHE LEDOUX – Avocate, Olthuis Kleer Townshend LLP [OKT Avocats];
JEAN-CHARLES PIÉTACHO – Chef de la communauté d’Ekuanitshit; MAURICE J. KISTABISH – Recherchiste pour la Nation Anicinape sur la Structure de Gouvernance et de la Citoyenneté Traditionnelle
Animation:

LAURENT JÉRÔME – Professeur, UQAM directeur de Recherches amérindiennes au Québec et membre du GRIAAC/CIÉRA-MTL.
23 octobre 2020 – Quelle place pour les femmes artistes autochtones à l’ère du numérique?

Disponible sur internet

CERCLE DE PARTAGE
Connexion sous haute-tension : Quelle place pour les femmes artistes autochtones à l’ère du numérique?

Avec: Émilie Monnet, Soleil Launière, Catherine Boivin et Caroline Nepton Hotte
Dans le contexte actuel, où les artistes sont invités par les institutions en art au Québec à opérer un virage numérique et à adopter de nouveaux outils technologiques dans leurs pratiques, la question de la fracture numérique semble s’intensifier pour certaines femmes autochtones artistes. Si les technologies numériques peuvent devenir un outil salutaire d’affirmation, une arme de défense des droits comme dans l’œuvre de Catherine Boivin, « Ekoni aci », sur la violence envers les femmes autochtones, elles peuvent aussi provoquer des tensions et des ruptures draconiennes. Les artistes doivent redoubler d’effort pour transformer leurs œuvres, (re)penser leurs pratiques, trouver de nouveaux repères et même rompre avec leur mode d’expression premier engageant les relations, le corps et l’espace.
Accompagnée des artistes Émilie Monnet, anishnaabe, Catherine Boivin, atikamekw et Soleil Launière, ilnue, la doctorante et professeure en histoire de l’art de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), Caroline Nepton Hotte (ilnue-abénakise) propose une discussion sur les défis que posent l’utilisation des outils numériques dans les stratégies actuelles de création artistique et de diffusion. Comment réagir à la fragmentation des relations humaines dans nos pratiques? Comment poursuivre sa pratique dans le contexte de distanciation sociale? Existe-t-il une communauté de pratiques pouvant assurer la poursuite des activités artistiques? Comment penser les limites des pratiques imposées par les modalités de diffusion?
14 octobre 2020
Cinéclub et discussion avec la réalisatrice Sonia Bonspille Boileau

Disponible sur Internet
23 juin 2020 – Adapter son terrain de recherche en temps de pandémie: réflexion
Animé par Solen Roth, chargée de cours et conseillère en recherche, École de design, UdeM

Conférence disponible sur internet

Avec
Marie-Pierre Bousquet : professeure d’anthropologie et directrice du programme en études autochtones, UdeM
Émile Duchesne : doctorant en anthropologie, UdeM
Chiara Letizia : professeure au département de sciences des religions, UQAM
Étienne Levac : étudiant à la maîtrise, département de sciences des religions, UQAM
Marie-Charlotte Pelletier De Koninck : doctorante en anthropologie, UdeM

Résumé:
La pandémie actuelle, une situation sans précédent, force plusieurs d’entre nous à revoir leurs recherches. Comment repenser nos méthodes de collecte de données ? Comment faire du terrain à distance ? Ces questions et bien d’autres seront au cœur de la discussion. Chacun de nos invités présentera les défis auxquels il fait face, comment il s’y adapte ainsi que ses réflexions. Après ces brèves présentations, nous ouvrions la discussion afin que tous puissent partager leurs questionnements, leurs angoisses, leurs pistes de réflexion. Nous voulons ainsi mettre en commun nos expériences et nos expertises dans le but de nous soutenir les uns les autres.
9 juin 2020 – Midi du Ciéra- MTL par Fatiha Sadat
Intelligence artificielle et humaine appliquée aux enjeux et réalités autochtones

Conférence par: Fatiha Sadat, professeure agrégée au département d’informatique à l’université du Québec à Montréal (UQAM) et membre du GRIAAC/CIÉRA-MTL

Disponible sur internet


Résumé :
Les données sont devenues le carburant principal des algorithmes d’apprentissage automatique, notamment les réseaux de neurones artificiels profonds, dont les prouesses font les manchettes depuis plusieurs années. Cependant, plusieurs domaines, dont ceux liés aux langues et aux enjeux autochtones, ont souvent peu ou pas de données ou d’exemples probants pour un entraînement efficace et ainsi une conception de logiciels efficaces et performants qui aideraient à faire avancer la recherche interdisciplinaire.

Cette présentation fera un survol du problème des domaines et langues pauvres en données d’apprentissage ou pas suffisamment représentatifs, pour la conception de logiciels pour les langues autochtones du Canada, tels un traducteur automatique, un système tutoriel intelligent ou un agent conversationnel. Ainsi, un projet intégrateur et riche en recherche interdisciplinaire et intersectorielle, en formation et en transfert de connaissances vers les communautés des Premières Nations du Canada, sera présenté.
4 juin 2020
Actualités de la recherche en histoire de l’art autochtone

Table-ronde organisée dans le cadre des midis du CIÉRA-Mtl:
Avec Alexia Pinto-Ferretti, Marie-Charlotte Franco, Sophie Guignard, Caroline Nepton-Hotte et Julie Graff / Animée par Marie-Eve Bradette

Disponible sur internet

Depuis quelques années, on assiste à une prolifération des travaux de recherche en histoire de l’art et en muséologie consacrés aux arts autochtones. Des chercheuses émergentes, notamment, contribuent considérablement à ce champ de recherche encore récent au Québec, en témoigne les nombreuses thèses et les mémoires de maîtrise déposés ou en cours. Dans le cadre de cette table-ronde qui rassemble des étudiantes au doctorat dont les travaux concernent des aspects variés de l’étude des arts autochtones, nous chercherons, dans un premier temps, à mettre en valeur la diversité des sujets de recherche, des approches, des méthodologies et des cadres théoriques mobilisés; puis, dans un deuxième temps à réfléchir à la place actuelle de ces travaux dans les milieux de la recherche et de l’art. Nous pourrons nous demander ce qui motive un tel engouement actuellement pour les arts autochtones et, surtout, quels sont les mouvements actuels qui se dessinent dans le monde académique, puis comment approcher de manière éthique et responsable le corpus des arts visuels autochtones.
27 avril 2020
Recherche et développement collaboratifs dans une communauté traditionnelle dans l’estuaire du fleuve Amazone

Conférence de J. G. dos Santos Fernandes – Professeur à l’Université Federal do Pará, Brésil

Disponible sur internet

Le but de cette étude est de mettre en lumière l’histoire de l’anthropisation de la Côte du Pará, en vue de mettre en évidence une identité locale liée aux peuples autochtones, qui permet une mémoire et un patrimoine qui influencent le développement local des communautés traditionnelles, en collaboration avec l’université, les pouvoirs publics et la société civile. Avec des instruments de recherche quantitative (indicateurs anthropiques, statistiques) et qualitative (entretiens sur la tradition orale, documents et bibliographies), notre volonté est de systématiser les savoirs locaux et scientifiques (dialogue des savoirs) pour la construction de politiques collaboratives de gestion et de développement conformément à une connaissance située dans son univers immédiat.
5 mars 2020
Midi du Ciéra-MTL – Au rythme des eaux II

Disponible sur internet

Après avoir participé à un séminaire de terrain en Amazonie (dans l’État du Pará, Brésil), des étudiantes et des étudiants souhaitent partager leur projet (personnel ou de recherche) développé durant leur séjour : les rencontres avec les communautés amazoniennes, les discussions informelles, le partage des expériences et la coconstruction des connaissances. Pour ce deuxième midi-conférence portant sur le séminaire de terrain en Amazonie, nous vous proposons trois conférences:

Véronique Loup : Les « encantados » au cœur de la vie politique dans le bas-Tapajós
Marwan Attalah : « Mangeurs de terre »: les politiques indigénistes et la démarcation des terres indigènes au Brésil
Maria L.S. Rita : Les luttes des femmes en Amazonie contemporaine
13 février 2020
Midi du Ciéra-MTL – Au rythme des eaux I

Après avoir participé à un séminaire de terrain en Amazonie (dans l’État du Pará, Brésil), des étudiantes et des étudiants souhaitent partager leur projet (personnel ou de recherche) développé durant leur séjour : les rencontres avec les communautés amazoniennes, les discussions informelles, le partage des expériences et la coconstruction des connaissances. Pour ce premier midi-conférence portant sur le séminaire de terrain en Amazonie, nous vous proposons trois conférences :

Isabelle Chrétien, candidate au doctorat, sciences des religions, UQAM
Le territoire fluide amazonien brésilien : enjeux, luttes et ressentis

Étienne Levac, candidat à la maîtrise, sciences des religions, UQAM
La fête est une action politique : Carimbo contre Bolsonaro

Clarisse Sidney, candidate au doctorat, sciences des religions, UQAM
Militantisme des savoirs Amazoniens, une immersion dans les cosmologies du Bas Tapajos au Brésil
30 janvier 2020 – Midi du CIÉRA-MTL

Le fédéralisme au service du droit à l’autodétermination des peuples autochtones et des Adivasis ? Analyse comparée des systèmes canadien et indien
Conférence de Khadiatou Sarr, candidate au doctorat en science juridique, UQAM

Les fédéralismes indien et canadien sont en perpétuelle évolution depuis leur création respectivement en 1946 et 1867. Il en va de même quant à la place qu’occupent les peuples autochtones au sein de ces fédérations. Ce sont des fédérations multinationales de Jure car elles ont établi une reconnaissance constitutionnelle des droits des peuples autochtones que l’on retrouve, pour le Canada, dans la partie II de la Loi constitutionnelle de 1982 consacrée aux « droits des peuples autochtones du Canada » et, pour l’Inde, au chapitre X de la Constitution de 1950, consacrée aux tribus répertoriées communément appelé « Adivasis ». Ces deux fédérations n’ont cependant pas expressément reconnu le droit à l’autodétermination de ces peuples. Elles demeurent fortement attachées à une conception classique du fédéralisme dit dualiste, qui demeure imprégnée de reliquats coloniaux encore pesants sur les peuples autochtones. Malgré deux approches différentes du fédéralisme, les inégalités qui sont d’ordre socio-économiques et politiques sont créées à l’égard des peuples autochtones.
Dans le cadre de cette présentation, j’exposerais quelques pistes de réflexions sur le fédéralisme et son effectivité dans l’exercice du droit de l’autodétermination des peuples autochtones. À la lumière des points de vue de théoriciens autochtones et alliés, je tenterai de déconstruire les significations, les représentations et les symboles qui façonnent les fédéralismes canadien et indien.
2019
4 décembre 2019 – Midi du CIÉRA-MTL
Sélection, classification et représentation des arts autochtones sous la colonie française
Conférence de Sara Petrella, posdoctorante au CIÉRA-MTL, UQAM
Disponible sur internet

Lors de sa conférence intitulée Sélection, classification et représentation des arts autochtones sous la colonie française, Sara Petrella, stagiaire postdoctorale au CIÉRA-MTL, a présenté son projet de recherche postdoctorale qui consiste à porter un regard neuf sur la production artistique autochtone de la période coloniale française.
Du 27 au 29 août 2019 – Cosmopolitiques et dynamiques religieuses autochtones : savoirs locaux et réseaux transnationaux | Université du Québec à Montréal

Organisation d’une session dans le cadre du colloque « Penser le religieux, d’hier à demain : objets, savoirs, interventions » dans le cadre du Colloque 50e anniversaire du département de sciences des religions de l’UQAM. Organisée par Laurent Jérôme et Anne-Marie Colpron, cette session regroupait de nombreux chercheurs ainsi que plusieurs membres du CIÉRA-MTL : Robert Crépeau (UdeM), Émile Duchesne (UdeM), Carole Delamour (UQAM), Ingrid Hall (UdeM), Caroline Nepton Hotte (UQAM),
Frédéric Laugrand (ULaval et Université catholique de Louvain), Chiara Letizia (UQAM) et Olivier Servais (LAP et Université catholique de Louvain).
Du 4 au 25 août 2019 – École d’été et étude de terrain en Amazonie – Au rythme des eaux | Université du Québec à Montréal

Ce séminaire de terrain a eu lieu en Amazonie, dans l’État du Pará (Brésil) du 4 au 25 août 2019. Le séjour a permis de rencontrer des groupes de recherche, des acteurs travaillant sur les questions de
l’autochtonie amazonienne ainsi que de visiter diverses communautés afin de favoriser les échanges par un contact immersif. Des enseignements magistraux et des présentations ont été offerts par des
professeurs et des intervenants brésiliens. Les étudiantes et étudiants ont par ailleurs été amenés à développer un projet personnel en lien avec les objectifs du programme court. Les discussions informelles, le partage des expériences et la co-construction des connaissances font partie des objectifs d’apprentissage de ce séminaire. Parmi les intervenantes et intervenants, mentionnons : Anne-Marie Colpron (UQAM), Claudia Damasceno Fonseca (EHESS), Rubens Elias da Silva (UFOPA), Luciana
França (UFOPA), Horácio Higuchi (Museu Goeldi), Laurent Jérôme (UQAM), Helena Lima (Museu Goeldi), Flávia Lucas (UEPA), Beatriz Matos (UFPA), Marcio Meira (Museu Goeldi), Manoel Ribeiro de Moraes Júnior (UEPA), Julia Otero (UFPA), Fábio Jacob (Museu Goeldi), Suzana Primo (Museu Goeldi), Douglas Rodrigues da Conceiçao (UEPA), Gefferson Ramos Rodrigues (UFOPA), Émilie Stoll (CNRS) et Taissa Tavernad de Luca (UEPA).
10 avril 2019 – Classe ouverte
Forest for the Trees: Spirit, psychedelic science, and the politics of ecologizing thought as a planetary ethics
Conférence donnée par Eduardo Kohn, professeur adjoint à l’Université McGill

Conférence disponible sur internet

Dans le cadre du Programme court Québec-Amazonie donné par Anne-Marie Colpron et Laurent Jérôme du Département de Sciences des Religions de l’UQAM, l’anthropologue Eduardo Kohn était invité le 10 avril 2019 pour faire une présentation intitulée «Forest for the Trees: Spirit, psychedelic science, and the politics of ecologizing thought as a planetary ethics».

Eduardo Kohn est un anthropologue américain, professeur adjoint à l’Université McGill. Ses recherches de terrain en contexte amazonien Quichua Runa d’Avila traitent des relations entre humains et non-humains. Lauréat du prix Gregory Bateson (2014), il est l’auteur du livre Comment pensent les forêts (2017).

Résumé de la présentation
What kind of guidance might those worlds I call forests suggest? And, how can they guide us as we face the current specter of planet-wide ecological destruction? I approach this question as an anthropologist. That is, as someone who is committed to cultivating forms of radical listening as I move among modes of being that can, at times, dissolve me in my quest to understand who I am amid a larger flow of life that vastly exceeds me. My goal here is to use what I thus might learn to help find an orientation for us –humans– in our attempts to live well in relation to the many kinds of others that make and hold us.
27 mars 2019 – Classe ouverte
Life Projects and the Political Ontology of Emplaced Collectives
Conférence donnée par Mario Blaser, professeur agrégé, Université Memorial, Terre-Neuve.

Conférence disponible sur internet

Dans le cadre du Programme court Québec-Amazonie donné par Anne-Marie Colpron et Laurent Jérôme du Département de Sciences des Religions de l’UQAM, l’anthropologue Mario Blaser était de passage à Montréal le 27 mars 2019 pour faire une présentation intitulée «Life Projects and the Political Ontology of Emplaced Collectives».
Anthropologue d’origine argentine, Professeur agrégé à l’Université Memorial de Terre-Neuve, Chaire de recherche du Canada en Études autochtones, Mario Blaser travaille en étroite collaboration avec les Nations autochtones Yshiro (au Paraguay) et Innu sur les questions d’ontologie politique.

Résumé de la présentation: Life projects involve lived stories of a good life that are strongly oriented to the specificity of place. While these stories of a good life are very different from each other, their common orientation to the specificity of place set them apart and in contrast to modernization/development and its universalist pretensions. This contrast is even more marked in the life projects of emplaced collectives, which are not the same as human societies in natural places but are rather entanglements of human and non-humans that ‘take place’ is specific locations. Life projects’ orientation to the specificity of place is at its most intense in emplaced collectives. My aim in this presentation is two-fold, making explicit the political ontology that I see subtends these life projects – what are their ontological assumptions? what versions of ‘good life’ they suggest? –, and stir a discussion with the public on how the political contexts of the ‘North’ (i.e., Canada; U.S) and the ‘South’ (particularly South America) affect how these life projects unfold.
21 janvier 2019
Café du GRIAAC sur le rapatriement du patrimoine autochtone

Discussions et échanges autour du thème « Le rapatriement du patrimoine autochtone » avec les spécialistes et les intervenants suivants : Geneviève Treyvaud, archéologue, Bureau du Ndakinna, Conseil de la Nation Waban-Aki; Marie-Paule Robitaille, conservatrice; Carole Delamour, postdoctorante au CIÉRA; Suzie O’Bomsawin, directrice, Bureau du Ndakinna. Animation : Pierre- Simon Cleary.
2018
6 novembre 2018 – Midi du CIÉRA-MTL
Anent ou la modalité chantée des relations sociales achuar
Conférence de Raphaël Preux

Résumé de la conférence
Le mot anent désigne un genre musical achuar, qu’il est difficile de traduire par une expression univoque. La racine d’anent est hypothétiquement ininti, le coeur. Les anent sont bien en un certain sens une musique du coeur, dans la mesure où celle-ci exprime un large éventail de sentiments et agit sur les émotions, depuis la mélancolie amoureuse jusqu’à l’extrême détresse face à la menace de la mort. Mais les anent ne font pas qu’exprimer des sentiments. Les Achuar disent qu’ils sont joués ou chantés afin d’influencer ou d’agir sur leur destinataire. Ceci étant, les anthropologues ont traduit le mot anent par « chant magique », par quoi on entend une compétence de contrôle symbolique sur l’environnement, dans laquelle la dimension esthétique ne joue aucun rôle. Cette traduction, comme les conceptions qu’elle implique, me semble profondément ancrée dans plusieurs ethnocentrismes que je tenterai de définir.

À partir de l’écoute et de la mise en contexte de deux chants enregistrés lors de mon terrain, j’essaierai d’expliquer pourquoi je cherche à formuler une hypothèse alternative, qui cherche à réécouter la musique dans le processus historique de la vie sociale. C’est à partir du paradigme esthétique, et plus précisément dans le concept d’esthétique relationnelle, qui a été conçu pour théoriser les modes de socialité à l’oeuvre dans l’art contemporain, que je cherche à avancer vers la formulation de cette hypothèse.
27 septembre 2018 – Midi-conférence
Trumpisme et Far West : une histoire renversée
Nelcya Delanoë

Conférence donnée à l’UQAM par Nelcya Delanoë, professeure émérite à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense. Spécialiste de l’histoire américaine et des minorités aux États-Unis, Nelcya Delanoë a rédigé de nombreux ouvrages et articles sur la situation des amérindiens aux États-Unis.
25 mai 2018 – Table ronde
Guérir par l’art Atikamekw; Créons ensemble pour le bien-être. Ocitakaniwok kekwan e mirowacik kitci mirermowikw; Mamo ocitatan otci mirermowin

Organisé par le Cercle des Premières Nations de l’UQAM (CPNUQAM), en collaboration avec le Centre interuniversitaire d’études et de recherches autochtones (CIÉRA-MTL), cet événement visait le rapprochement des membres des communautés autochtones par la voie du processus de guérison. De manière plus précise, ce projet a intégré l’art comme outil de guérison. Notamment par la création d’une oeuvre collective. Des artistes issus des communautés atikamekw ont été invités à se manifester par
différents moyens selon leur démarche artistique. La première partie de la journée a été une table ronde de chercheurs organisée par le CIÉRA-MTL.
Animée par Laurent Jérôme (professeur au département de Sciences des religions de l’UQAM et directeur du CIÉRA-MTL), la table ronde regroupait les personnalités suivantes : Sarah Clément (M. Sc. en anthropologie sociale et culturelle), Gabrielle Marcoux (membre du CIÉRA-MTL et doctorante en histoire de l’art à l’Université de Montréal et Eruoma Awashish (artiste innue).
16 avril 2018
Conférence de Ricardo Cid Fernandes

« Consultation et Participation » : expériences de peuples autochtones au Brésil à la suite de la Convention 169 de l’OIT*

Le Brésil est signataire de la Convention 169 de l’Organisation Internationale du Travail (OIT). Cela signifie que, depuis 2004, la loi oblige l’État à respecter les principes d’autodétermination, de consultation et de participation des peuples autochtones et traditionnels en ce qui concerne les projets qui affectent leurs modes de vie et leurs territoires. Au Brésil, il y a plus de 200 peuples autochtones, soit environ un million d’individus, parlant plus de 170 langues différentes et vivant dans toutes les régions du pays (actuellement, 13% de tout le territoire national est légalement délimité en tant que Terra Indígena). Suite à la signature de la Convention, les gouvernements ont adopté des procédures participatives pour mener des études d’évaluation environnementale avant l’octroi de licences pour de grands projets de développement. Sous la pression et dans le but de faire respecter la loi, les groupes autochtones au Brésil se sont appropriés la Convention 169 de l’OIT. Ces derniers préparent depuis 2014 leurs propres protocoles de consultation en imposant des lignes directrices pour les gouvernements et les entrepreneurs sur la façon dont les groupes autochtones devraient être consultés et sur les termes de participation à des projets de développement. Afin d’analyser le sens et les effets de la Convention 169 de l’OIT pour les peuples autochtones du Brésil, cette communication présente une comparaison entre deux contextes ethnographiques: les Juruna (en Amazonie) et les Guarani Mbya (sur la Côte Sud). Cette analyse comparative révèle que l’appropriation autochtone des protocoles de consultation confère un plan d’agentivité à la série de relations qui vont de la confrontation à l’évitement de grands projets.